Les principes de base de l'agriculture biologique



En France, la bio c’est (chiffres 2017) : - 8% des exploitations en bio, - Plus de 35 000 producteurs et productrices bio (+9,9% en un an), - 1,8 million d’hectares cultivés en bio (+15% en un an), - 19 nouvelles fermes bio par jour, - 7 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel (+20% en un an). Depuis plusieurs années, de nombreux paysans ont décidé de convertir leurs fermes. Et cette dynamique se retrouve tout au long des filières.


Principes de base de l’agriculture biologique L’agriculture biologique est un mode de production agricole respectueux des hommes et des femmes, des animaux et de l’environnement. Elle s’inscrit comme une réponse aux défis environnementaux, sociaux et économiques de l’agriculture du XXIe siècle. Elle est ainsi bien plus ambitieuse qu’une « agriculture sans chimie de synthèse » : il s’agit d’une transformation profonde des bases de l’agronomie qui a depuis longtemps fait la preuve de ses performances. Comme l’attestent de récentes études, elle pourra sans aucune difficulté nourrir l’humanité en 2050 (Etude européenne TYFA (Ten Years for Agroecology in Europe), de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri)), et d’ailleurs bien mieux que n’y parvient l’actuelle agriculture conventionnelle qui laisse tous les ans 15% de l’humanité souffrir de la faim. L’agriculture biologique est basée sur : -Le principe de santé -Le principe d’écologie -Le principe d’équité -Le principe de précaution Chaque principe exprime une éthique afin d’inspirer l’action.


1-Le principe de santé L’agriculture biologique doit soutenir et améliorer la santé des sols, des plantes, des animaux, des hommes et de la planète, comme étant une et indivisible. Ce principe souligne que la santé des individus et des communautés ne peut être séparée de la santé des écosystèmes - un sol sain produit une culture saine qui donnera la santé aux animaux et aux personnes. La santé est la globalité et l’intégrité des systèmes vivants. Ce n’est pas seulement l’absence de maladies, mais le maintien d’un bien-être physique, mental, social et écologique. L’immunité, la résilience et la régénération sont les caractéristiques clefs de la santé. Le rôle de l’agriculture biologique, que ce soit en production, en préparation, en transformation, en distribution ou en consommation, est de soutenir et d’accroître la santé des écosystèmes et des organismes du plus petit dans le sol jusqu’aux êtres humains. En particulier, l’agriculture biologique est destinée à produire des aliments de haute qualité, qui sont nutritifs et contribuent à la prévention des maladies et au bien-être. En conséquence, elle se doit d’éviter l’utilisation de fertilisants, pesticides, produits vétérinaires et additifs alimentaires qui peuvent avoir des effets pervers sur la santé.



2-Le principe d’écologie L’agriculture biologique doit être basée sur les cycles et les systèmes écologiques vivants, s’accorder avec eux, les imiter et les aider à se maintenir. Ce principe enracine l’agriculture biologique dans les systèmes écologiques vivants. Il fait état que la production doit être basée sur des processus écologiques et de recyclage. La nutrition et le bien-être se manifestent par l’écologie de l’environnement spécifique de la production. Par exemple, dans le cas des cultures, c’est le sol vivant ; pour les animaux c’est l’écosystème de la ferme, pour les poissons et les organismes marins, c’est l’environnement aquatique. Les systèmes culturaux, pastoraux et de cueillettes sauvages biologiques doivent s’adapter aux cycles et aux équilibres écologiques de la nature. Ces cycles sont universels mais leur manifestation est spécifique à chaque site. La gestion biologique doit s’adapter aux conditions, à l’écologie, à la culture et à l’échelle locales. Les intrants doivent être réduits par leur réutilisation, recyclage et une gestion efficiente des matériaux et de l’énergie de façon à maintenir et améliorer la qualité environnementale et à préserver les ressources. L’agriculture biologique doit atteindre l’équilibre écologique au travers de la conception des systèmes de cultures, de la mise en place des habitats et de l’entretien de la diversité génétique et agricole. Ceux qui produisent, préparent, transforment, commercialisent et consomment des produits biologiques doivent protéger et agir au bénéfice de l’environnement commun, incluant le paysage, le climat, l’habitat, la biodiversité, l’air et l’eau.



3-Le principe d’équité L’agriculture biologique doit se construire sur des relations qui assurent l’équité par rapport à l’environnement commun et aux opportunités de la vie. L’équité est caractérisée par l’intégrité, le respect mutuel, la justice et la bonne gestion d’un monde partagé, aussi bien entre les personnes que dans leurs relations avec les autres êtres vivants. Ce principe souligne que ceux qui sont engagés dans l’agriculture biologique doivent entretenir et cultiver les relations humaines d’une manière qui assure l’équité à tous les niveaux et pour tous les acteurs – producteurs, salariés agricoles, préparateurs, transformateurs, distributeurs, commerçants et consommateurs. L’agriculture biologique doit fournir une bonne qualité de vie à chaque personne engagée et contribuer à la souveraineté alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Elle vise à produire en suffisance des aliments et d’autres produits, de bonne qualité. Ce principe insiste sur le fait que les animaux doivent être élevés dans les conditions de vie qui soient conformes à leur physiologie, à leurs comportements naturels et à leur bien-être. Les ressources naturelles et environnementales qui sont utilisées pour la production et la consommation doivent être gérées d’une façon qui soit socialement et écologiquement juste et en considération du respect des générations futures. L’équité demande à ce que les systèmes de production, de distribution et d’échange soient ouverts, équitables et prennent en compte les réels coûts environnementaux et sociaux.



4-Le principe de précaution L’agriculture biologique doit être conduite de manière prudente et responsable afin de protéger la santé et le bien-être des générations actuelles et futures ainsi que l’environnement. L’agriculture biologique est un système vivant et dynamique qui répond aux demandes et aux conditions internes et externes. Les acteurs de l’agriculture Biologique peuvent améliorer l’efficacité et augmenter la productivité, mais ceci ne doit pas se faire au risque de mettre en danger la santé et le bien-être. Par conséquent, les nouvelles technologies ont besoin d’être évaluées et les méthodes existantes révisées. Compte tenu de la connaissance incomplète des écosystèmes et de l’agriculture, les précautions doivent être prises. Ce principe établit que la précaution et la responsabilité sont les points clefs des choix de gestion, de développement et de technologie en agriculture biologique. La science est nécessaire pour s’assurer que l’agriculture biologique est saine, sans risque et écologique. Néanmoins, la connaissance scientifique seule n’est pas suffisante. L’expérience pratique, la sagesse et le savoir traditionnels accumulés offrent des solutions valables et éprouvées par le temps. L’agriculture biologique doit éviter de grands risques en adoptant des technologies appropriées et en rejetant les technologies imprévisibles, telles que le génie génétique. Les décisions doivent refléter les valeurs et les besoins de tous ceux qui pourraient être concernés, au travers de processus transparents et participatifs.


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