Petite histoire de la naturopathie

I - Hippocrate, père de la médecine officielle… et de la naturopathie contemporaine II - Le développement de la naturopathie contemporaine -Les hygiénistes nord-américains -Les fondateurs européens de la naturopathie -La naturopathie contemporaine en France -La naturopathie orthodoxe selon Pierre Valentin Marchesseau -La naturopathie rénovée


NB : il est important de préciser que ce post présente factuellement différents courants de la naturopathie mais ne prodigue aucune vérité.

Par ailleurs, si la naturopathie a toute sa place pour stimuler la force vitale de l'individu, elle ne remplace en aucun cas la médecine à qui les termes de soins, traitement, prescription, diagnostic, etc. reviennent exclusivement.


Hippocrate, père de la médecine officielle… et de la naturopathie contemporaine

Hippocrate, médecin grec le plus célèbre de l’antiquité (-460 à -377 av. JC), est considéré comme le père de la médecine traditionnelle occidentale. On lui doit de nombreux écrits comme bien sûr le fameux « serment d’Hippocrate » qui décrit l’essentiel des devoirs du médecin à l’égard de son patient.

Parmi les principes fondateurs de la médecine d’Hippocrate, on retrouve déjà toutes les bases de la naturopathie moderne : La théorie des humeurs L’école hippocratique s’inspirait de l’antique théorie des quatre éléments primordiaux qui constituent la matière : la terre, l’eau, l’air et le feu. Selon cette école, le corps humain, conçu à l’image de l’univers, contient aussi ces quatre principes, sous forme d’humeurs : le sang, la lymphe (ou le phlegme), la bile jaune, la bile noire (ou atrabile). Ces humeurs contiennent des qualités essentielles : chaud, froid, sec ou humide. La santé résulte d’un bon équilibre des humeurs, alors que la maladie résulte d’éléments en excès ou en défaut. D’où l’expression « être de bonne humeur ». Au cours de la consultation de naturopathie, la détermination de l’humeur prédominante de la personne, c’est-à-dire son tempérament, est un des éléments du bilan de vitalité. On distingue ainsi 4 profils type : le Sanguin, le Lymphatique, le Bilieux, le Nerveux. Les conseils naturopathiques seront adaptés au tempérament, en termes d’alimentation, d’hydrologie (utilisation d’eau chaude ou froide), choix du type de cure, accompagnement neuro-affectif, etc…

Le concept de l’énergie vitale Hippocrate s’appuyait sur la présence, dans tout être vivant, d’une énergie vitale, garante de tous les mécanismes de régénération de l’organisme. En naturopathie contemporaine on parle de « force d’auto-guérison » ou encore de « médecin intérieur ». « Les corps des hommes et de tous les animaux se nourrissent de trois sortes de choses : d’aliments, de boissons et de force vitale (ou pneuma). La force vitale se nomme souffle vital. Elle est la plus puissante force de cohésion et d’action de tout ce qui existe. Elle n’est absente de rien ; on la retrouve dans tout. Elle donne la vie aux hommes et établit les défenses naturelles dans les maladies ». (Hippocrate)



L’importance de l’hygiène de vie Hippocrate invite chacun à trouver, de manière individuelle (car chacun est unique), la juste proportion entre l’exercice et l’alimentation. Il considère également l’importance d’un environnement sain pour prévenir la maladie : l’habitat, le climat, l’action du soleil, la nature du terrain, les cours d’eau, etc. « Par nature, les exercices physiques dépensent l’énergie disponible ; les aliments et les boissons, eux compensent les pertes. Il importe de discerner la proportion des exercices à l’égard de la quantité d’aliments, de la nature du patient, de son âge, des saisons de l’année, des changements de vents, de la situation des lieux où il vit, de la constitution de l’année ». (Hippocrate) La relation thérapeute-patient L’originalité de la parole hippocratique est d’engager un dialogue avec le malade, de l’interroger, de l’écouter. Les réponses du malade favorisent la justesse du diagnostic, aident à s’assurer de l’application correcte d’un traitement. Cette phase de questions-réponses est au cœur de la consultation de naturopathie : c’est l’Anamnèse. De plus, à l’époque d’Hippocrate, le médecin observe son patient, toutes les parties du corps, les gestes et l’allure de celui-ci ; il examine l’urine, les selles, les crachats. Il vérifie la température de la peau. Il écoute la respiration du patient. En naturopathie, le thérapeute se base également sur une série d’observables (morphopsychologie, iridologie, aspect et couleur de la peau, etc.) afin d’établir le bilan de vitalité, qui renseigne sur l’état de la force vitale du consultant. Cette information permet de choisir la stratégie la plus appropriée pour la personne, à ce moment de son parcours : réglage alimentaire, cure, exercice physique adapté à son âge et son état de forme, bains chauds ou froids, plantes drainantes ou bien revitalisantes, etc…

Les principes de l’enseignement d’Hippocrate les plus incontournables, sont rigoureusement respectés en naturopathie contemporaine : - « Primum non nocere » qui signifie « avant tout, ne pas nuire » : la mission du thérapeute consiste, dans l’exercice de son art, à ne pas induire par son traitement des effets secondaires indésirables, voire délétères. - « Que ton aliment soit ton premier remède » : Hippocrate professait l’importance capitale de l’alimentation comme moyen thérapeutique. En ce sens, il peut être considéré comme le père de la diététique occidentale. - Importance de l’exercice physique, qui permet de faire circuler les humeurs et de maintenir un bon équilibre général, tant sur le plan corporel que sur le plan émotionnel et mental.

- Collaboration entre le patient et le thérapeute : la personne malade ne doit pas « subir » le traitement de façon passive en se contentant d’avaler le remède prescrit, mais doit au contraire assumer une part active dans le processus thérapeutique, se remettre en question, par exemple en modifiant sa façon de manger, faire plus d’exercice, peut-être aussi en revoyant sa façon de penser, en faisant un travail sur soi pour gérer ses sentiments négatifs, etc. Ainsi, l’approche d’Hippocrate est particulièrement moderne : il aborde le patient de manière holistique, en tenant compte de sa constitution et de sa force vitale, de ses émotions et ses raisonnements, il tient compte de l’influence de la société et de l’environnement du patient, et il ne sépare jamais le corps et l’esprit.


Le développement de la naturopathie contemporaine

La naturopathie contemporaine a comme objectif avant tout la pleine forme et le bien-être que ce soit sur les plans physique, émotionnel, mental ou spirituel. Elle repose sur différentes techniques dont les majeures sont la bromatologie (l'alimentation), la kinésilogie (l'exercice physique), la biopsychologie (les techniques de gestion du stress et de relaxation) et l'hydrologie (douches écossaises, bains chauds ou froids, sauna…). La naturopathie a été reconnue en 1997 par le Parlement européen comme médecine non conventionnelle. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’a reconnue en 2001 comme une pratique de médecine traditionnelle / médecine complémentaire, au même titre que la médecine chinoise et l’ayurvéda, et la définit comme "un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l'organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques". Dans son rapport « stratégie pour la médecine traditionnelle pour 2014-2013 », l'OMS propose un « cadre d’action qui renforcera la médecine traditionnelle (MT) et la médecine complémentaire (MC) sur toute la planète » et se donne pour objectif d'aider les Etats Membres à : 1. mettre à profit la contribution potentielle de la MT/MC à la santé, au bien-être et aux soins de santé axés sur la personne ; 2. favoriser un recours sûr et efficace aux produits, pratiques et praticiens de MT/MC grâce à leur réglementation, leur évaluation et leur intégration dans les systèmes de santé, s’il y a lieu. Par ces travaux, l'OMS souligne que la MT/MC, et la naturopathie notamment, constitue un pan important des soins de santé, à soutenir et à développer. Les hygiénistes nord-américains Même si Hippocrate peut être considéré comme le père de la naturopathie, la première école officielle (the first naturopathic medical school in the world) a été fondée en 1902 à New York par Benedict Lust (1872-1945), un immigrant allemand, qui inventa avec John Scheel le mot « naturopathie » issu de « nature’s path », soit la voie de la nature qui signifie que chacun peut préserver sa santé en respectant le chemin (path) que nous indique la nature. Benedict Lust a également fondé l’association américaine de naturopathie et la première organisation professionnelle nationale de « médecins » naturopathes. En 1918, il a publié l’encyclopédie universelle de la naturopathie (the Universal Naturopathic Encyclopedia for drugless therapy), et il a également publié le magazine de la naturopathie (Nature’s Path magazine). Il est reconnu aux Etats-Unis comme le père de la naturopathie. L’hygiène de vie étant au cœur de cette pratique, on parlait alors d’ « hygiénisme », qui a regroupé aux Etats-Unis de nombreux praticiens de renom : - John H. Tilden (1851-1940) créa le terme de « toxémie » et insista sur l’importance des cures et du drainage des surcharges ; - Henri Lindlhar (1862-1924) est l'auteur d'un des textes fondamentaux de la médecine naturopathique américaine, « Nature Cure », qui traite de sujets tels l'élimination des toxines pour lutter contre la maladie, l’hydrothérapie, ou encore l’importance de l’air et du soleil sur la santé ; - Daniel David Palmer (1845-1913) approfondit le concept de thérapie vertébrale et fut le fondateur de la chiropraxie ; - Andrew Taylor Still (1828-1917) fut le fondateur du concept de l'ostéopathie ; - Dr John Harvey Kellogg (1852-1943) associa l’hydrothérapie à l’électrothérapie ; - Bernard Mc Fadden (1868-1955), développa la notion de culture physique, combinant exercices de musculation et théories nutritionnelles et de santé ; - Howard Hay (1866-1940) puis Herbert Shelton (1885-1985), sont à l’origine des combinaisons alimentaires, de l’alimentation crue végétarienne, des régimes dissociés et du jeûne (livres : « Le Jeûne » et « Les Combinaisons alimentaires ») ; - Dr Bernard Jensen (1908-2001), a été durant soixante ans un pionnier en matière de santé se focalisant sur la détoxification de l’intestin, militant pour une médecine intégrative. Il fait autorité dans le domaine de l’iridologie et de la nutrition. Les fondateurs européens de la naturopathie Contrairement aux Etats-Unis où il y avait une certaine unité, l’approche naturopathique en Europe connait une plus grande diversité, selon les sensibilités propres à chaque pays. Vincent Priessnitz (1799-1851) (autrichien) découvrit le pouvoir curatif de l’eau, il est considéré comme le fondateur de l’hydrothérapie moderne ; Louis Kuhne (1835-1901), naturopathe allemand, est connu pour ses méthodes d'hydrothérapie en eau froide qui étaient destinées à améliorer les fonctions de détoxification du corps par la stimulation du bas-ventre, il est considéré comme le père des bains de siège ; Dr Alexandre Salmanoff (1875-1964), médecin russe, a été le pionnier des bains hyper thermiques et des bains à la térébenthine pour la régénérescence du réseau capillaire ; Sebastian Kneipp (1821-1897), prêtre allemand, s’est inspiré des travaux de Priessnitz et a combiné l’usage des plantes à l’hydrothérapie froide pour créer des cures naturelles portant son nom (soins par l'eau froide, les plantes, l’exercice physique et la diététique). A la fin de sa vie, plus de 100 établissements dans le monde utilisaient sa méthode ; Arthur Merrheim, dit professeur Mono (1867-1944) fut l’auteur de « La méthode d’alimentation Mono » et inventa le papier « Mono » pour une cuisson « enveloppée » qui préserve saveurs et propriétés des aliments ; Dr Henri Leclerc (1870-1955), médecin français, fut le premier à faire de vraies recherches cliniques et méthodiques sur les plantes, depuis le Moyen Age et Hildegarde de Bingen, il est considéré comme un grand technicien et un grand historien de la phytothérapie ; Maria Treben (1907-1991), herboriste autrichienne, fut l’auteur des livres « La Santé par la pharmacie du bon Dieu » et « Les Guérisons de Maria Treben ». Elle est célèbre pour avoir contribué à faire connaître le célèbre remède « élixir du Suédois », savant mélange d’herbes macérées, très grand digestif et purifiant de l’organisme. Georgia Knap (1866-1946), guérisseur et inventeur français, a étudié le processus de vieillissement et élaboré une méthode qui permet le soulagement instantané des douleurs rhumatismales tout en rajeunissant le système nerveux, par massage de points réflexe ; René Maurice Gattefossé (1880-1951), ingénieur chimiste de formation, parfumeur à l’origine, est considéré comme le fondateur de l'aromathérapie contemporaine et l'inventeur du mot « aromathérapie ». Il a conduit de nombreuses recherches études sur les propriétés des huiles essentielles ; Dr Jean Valnet (1920-1995), médecin et chirurgien militaire français, poursuivit l’œuvre de René Maurice Gattefossé après la seconde guerre mondiale et s’est ainsi distingué comme spécialiste des huiles essentielles ; Pierre Franchomme et Daniel Penoël ont été les chefs de file de la nouvelle aromathérapie avec la découverte des chémotypes ; Paul Nogier (1908-1996), médecin français homéopathe et acupuncteur, fut le fondateur de l’auriculothérapie, et dessina une cartographie des points réflexes de l’oreille ; Henri-Charles Geffroy (1895-1981) fut le fondateur en 1948 des premiers magasins biologiques en France « La Vie Claire » (à l’origine « L’aliment sain »). Il s’est soigné en adoptant une alimentation végétalienne naturelle et fut l’auteur de « Nourris ton corps, précis d'hygiène alimentaire ». La naturopathie contemporaine en France Le médecin Paul Carton (1875-1947) suit particulièrement les traces d’Hippocrate. Il reprend la formule célèbre de Claude Bernard (1803-1878) : « le microbe n’est rien, le terrain est tout. », ce que reconnaîtra Pasteur sur son lit de mort en déclarant « Claude avait raison ! ». Pour Paul Carton, il ne faut pas traiter uniquement les symptômes de la maladie, mais rechercher son origine. Il constate que la médecine allopathique, par les médicaments chimiques et les vaccins employés, a souvent une action néfaste en affaiblissant les défenses immunitaires attaquées par la maladie, rendant par ce fait la guérison plus difficile. Il prône alors une médecine naturelle avec une approche holistique de la personne en la considérant dans sa globalité. Son ouvrage « L’essentiel de la doctrine d’Hippocrate » a d’ailleurs énormément influencé l’école française au début du 20ème siècle. La naturopathie orthodoxe selon Pierre Valentin Marchesseau Mais la naturopathie est réellement née en France avec l’œuvre de Pierre Valentin Marchesseau (1911-1994), biologiste, philosophe, et professeur d’éducation physique. Il fut au contact des grands naturopathes et des humanistes, tout d’abord aux Etats-Unis et aussi en Europe, ce qui lui permit de réaliser des recherches approfondies et de mettre au point une synthèse de la naturopathie. - Dans les années 30, il a fondé la première école de naturopathie en France, la Faculté libre de Naturopathie où il dispensa son enseignement par ses conseils et ses ouvrages ; - En 1935, il a réalisé la synthèse des méthodes naturopathiques : il a mis en place le concept des 3 cures (détoxication, revitalisation, stabilisation) et des 10 techniques au service de la restauration de la force vitale ; - Dans la seconde moitié du 20ème siècle, Il a formé la plupart des grands noms français de la naturopathie et des fondateurs des écoles les plus réputées : Alain Rousseau, André Roux, André Passebecq, Daniel Kieffer, Désiré Merien… Sa doctrine est basée sur l’humanisme biologique. Les déboires physiologiques entraînent l’angoisse et l’agressivité : ils mettent l’homme en désaccord avec son milieu naturel. Or l’être humain, pour être en santé, doit être en harmonie avec sa nature. A l’origine, l’être humain vivait sous un climat tropical. Le fait de s’adapter à un milieu qui n’était pas le sien l’a fait dégénérer. Par les progrès et découvertes de la civilisation, l’être humain a perturbé son milieu d’origine. Il ne peut retrouver la bonne santé que par un retour vers son milieu naturel. Selon PV Marchesseau, le naturopathe n’est ni un médecin, ni un guérisseur : - Il ne fait pas de diagnostics ni de soins locaux répressifs des symptômes à l’aide de remèdes chimiques (allopathie) ni même naturels (médecine utilisant les agents physiques). (PV Marchesseau s’insurge notamment contre les phytothérapeutes qui, bien qu’employant des produits naturels comme les plantes, ne font qu’un traitement symptomatique en ne recherchant pas la cause dans l’hygiène de vie, les humeurs.) - Il replace l’humain dans son environnement vital en pratiquant l’hygiène physiologique pour l’amener à son auto-guérison. C’est avant tout un hygiéniste, un éducateur de santé. L’équation de la vitalité selon PV Marchesseau est la suivante : « La vitalité, c’est la somme des énergies nerveuse et glandulaire, à laquelle on ajoute la perméabilité des émonctoires, le tout posé sur la toxémie en colles [mucoses aujourd’hui] et cristaux. » Il la représente ainsi sous forme de formule algébrique : S : Santé FV : Force Vitale GE : Glandes Endocrines SN : Système Nerveux SH : Surcharges Humorales (toxémie) PE : Perméabilité Emonctorielle

S = FV (GE + SN) SH - PE Ainsi, plus l’énergie nerveuse augmente ou plus les émonctoires sont perméables, plus la vitalité augmente aussi. A contrario, plus la toxémie augmente, plus la valeur de la fraction diminue, donc plus la vitalité diminue. Il considère ainsi qu’il faut traiter l’individu malportant en commençant par la forme (morphopsychologie), puis s’attacher au fond (physiologie) et enfin au mental (psychologie). « La laideur, la maladie et la folie évoluent ensemble, comme le font la beauté, la santé et l’intellectualité. » Voilà sa conception de la trilogie naturopathique, l’amélioration de la forme du corps et du fond (sa santé physiologique) entraîne automatiquement l’amélioration du statut psychologique (le mental). Bien que cette démarche soit holistique (elle prend en compte l’intégralité de l’individu sous tous ses aspects), elle diffère du concept de la naturopathie rénovée.

La naturopathie rénovée Créé par André Lafon qui fut élève et ami de PV Marchesseau, puis poursuivi par Christophe Cannaud, le concept de naturopathie rénovée définit les fonctions relationnelles entre l’énergie cosmique, la force vitale et les fonctions organiques. L’ensemble de nos relations avec l’environnement extérieur se fait au travers des couches énergétiques par les chakras. Cela définit le lien existant entre le corps, le psychisme et l’environnement par l’intermédiaire de l’énergétique. On peut parler à ce stade de « vibrations ». Les pensées négatives correspondent à des vibrations négatives et engendrent des perturbations à tous les niveaux. Les dérèglements organiques proviennent de fonctionnements psychologiques perturbés : des troubles apparaissent après un temps plus ou moins long. La naturopathie rénovée commence par appréhender la sphère psychique de l’individu en recensant les facteurs de déstabilisation psycho-physiologiques qui perturbent l’équilibre. Le naturopathe a alors un rôle de soutien et de prévention. Les différents facteurs de déstabilisation psycho-physiologiques : - le milieu climatique - l’hérédité - le milieu social - le stress de pollution Ces facteurs conduisent à des tentatives de compensation néfastes pour l’organisme : compensations alimentaires (les plus fréquentes, notamment avec le sucre), compensations par le rythme de vie (sommeil raccourci par exemple). Cela produit des dérèglements graves pour l’organisme au niveau de : 1-l’alimentation, par encrassement des humeurs 2-la démobilisation physique (manque d’exercice régulier, renforcé par la sédentarité) 3-la perte de performance d’élimination (émonctoires saturés) 4-la déstabilisation psychique par l’accumulation de problèmes (stress entraînant une forte acidification du terrain) Compte tenu de l’importance du psychisme, l’équation de la vitalité a évolué, en ajoutant la motivation et la force psycho-émotionnelle à l’énergie nerveuse et endocrinienne, mais également l’impact des facteurs de déstabilisation psycho-physiologiques sur la toxémie : SN : Système Nerveux GE : Glandes Endocrines PE : Perméabilité Emonctorielle M : Motivation SPE : Sphère Psycho Emotionnelle SH : Surcharges Humorales (toxémie) FDP : Facteurs de Déstabilisation Psycho-physiologiques

FV = SN + GE + PE + M + SPE SH + FDP Avec cette équation sur la force vitale, on s’aperçoit que la Naturopathie Rénovée est en fait un retour aux sources, aux racines mêmes de la doctrine de base, chère à Hippocrate : c’est-à-dire souligner l’importance du psychisme dans la genèse de la maladie.




NB : il est important de préciser que ce post présente factuellement différents courants de la naturopathie mais ne prodigue aucune vérité.

Par ailleurs, si la naturopathie a toute sa place pour stimuler la force vitale de l'individu, elle ne remplace en aucun cas la médecine à qui les termes de soins, traitement, prescription, diagnostic, etc. reviennent exclusivement.

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